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Les produits "bio"

Les à priori sur les produits " bio "

L'agriculture bio, qui sait se passer des engrais et pesticides issus de la chimie de synthèse, n'a pas que des sympathisants : certains la voient volontiers comme un retour aux techniques culturales du Moyen-âge, incapable de répondre aux défis de l'accroissement de la population mondiale, d'autres doutent des garanties réelles de la fameuse étiquette verte AB... et enfin certains pensent surtout, que le " bio ", c'est seulement pour les riches !

Pourquoi les produits " bio " sont-ils plus chers

En effet, les produits " bio " sont souvent plus chers que les autres : c'est parce l'agriculture biologique est plus contraignante que la conventionnelle, car plus coûteuse en espace, en temps et en main d'oeuvre. La contrainte des cycles naturels donne des rendements plus modestes. Résultat : moins rentable, plus difficile à mettre en oeuvre, elle offre des produits plus rares et plus chers. Les coûts de certification pour pouvoir apposer le label sont de plus répercutés directement sur le prix. Mais cette différence de prix est en passe d'être effacée par les acteurs de la grande distribution.



L'arrivée de la grande distribution sur le créneau bio

produits bioJupiterimages / Brand X Pictures / Thinkstock

Dans pratiquement tous les supermarchés de France, un rayon au moins est consacré à ces produits. Les distributeurs sont devenus des acteurs du " bio ", qui ne se contentent plus de vendre le " bio " des autres, mais créent leur propre marque à l'instar de Carrefour ou de Monoprix. La grande distribution représente 40% des ventes de produits biologiques. Monoprix Bio représente aujourd'hui 150 références. La gamme Carrefour Bio dispose actuellement de 400 références. Sans oublier Casino, Auchan, Leclerc et Uni Vert pour les produits d'entretien, ou les 60 produits bios proposés par Intermarché.

Des produits bons pour l'environnement

Mais toutes les contraintes imposées aux produits " bio " portent leurs fruits en termes d'impacts pour l'environnement et probablement pour la santé. Selon le cahier des charges du règlement européen, les produits biologiques sont cultivés sans pesticides de synthèse, sans engrais chimiques et sans OGM. Autant de produits actifs mais potentiellement toxiques qui ne pollueront pas l'eau des nappes souterraines et des cours d'eau, les produits cultivés et l'air, et qui ne nuiront pas à la biodiversité locale. L'agriculture chimique utilise en effet des produits phytosanitaires de synthèse, certes actifs et utiles, mais parfois cancérigènes ou neurotoxiques. La composition des produits biologiques elle-même fait l'objet de beaucoup d'intérêt de la part des scientifiques car elle pourrait avoir un intérêt direct pour la santé, même s'il n'est pas encore suffisamment prouvé.

Qui dit " bio " dit local

Produits bioJupiterimages / Creatas / Thinkstock

Par ailleurs, qui dit " bio " peut aussi dire " local " puisque la démarche s'inscrit dans une perspective de recherche de qualité, de santé, de retour à la terre... En effet, le recours au bio d'importation, qui nous permet de consommer hors saison des haricots verts frais du Kenya ou d'acheter à des prix défiant toute concurrence des pommes de terre primeurs d'Egypte, n'est pas la panacée : du fait de leur transport sur de longues distances, ces produits ont un bilan carbone bien plus lourd que les produits bio et locaux consommés pendant la saison de production. Sans compter que sur place, les travailleurs ne bénéficient pas toujours de conditions de travail et de rémunération correctes et que ces cultures d'exportation se font parfois au détriment de cultures vivrières ou à débouchés locaux. Ainsi, mieux vaut préférer la consommation de produits locaux - moins gourmands en émission de CO2 pour les transports et qui favorisent l'économie locale - et de préférence issus de l'agriculture biologique.



Agriculture biologique versus agriculture conventionnelle

Produits bioComstock / Thinkstock

En ce qui concerne les méthodes de culture, l'agriculture biologique n'a rien à envier côté modernité à l'agriculture conventionnelle. Quant aux doutes sur la capacité de cette forme d'agriculture à nourrir la planète, un rapport de la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, est venu les lever en 2007 : selon ce rapport " l'agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l'agriculture conventionnelle d'aujourd'hui, mais avec un impact mineur sur l'environnement ".

Quels sont les produits qui peuvent être " bios " ?

Les produits alimentaires certifiés agriculture biologique appartiennent à toutes les catégories : céréales, farine, pain, gâteaux, oeuf, fruits et légumes, légumes secs, pâtes, viande, plats cuisinés... Mais des labels " bio " existent aussi pour d'autres catégories de produits : produits cosmétiques et d'hygiène, produits d'entretien et textiles.

Comment reconnaître les labels présents sur les produits alimentaires ?

Pour ne pas se tromper et s'y retrouver dans les produits bios, il faut savoir reconnaître les labels présents sur les produits :

Pour les produits alimentaires :

labels

Les deux labels officiels, le logo AB que les français connaissent bien et le Label Européen d'agriculture biologique cohabitent désormais sur les produits bio mais seul s'applique désormais le règlement européen (pour plus d'informations, se référer à la fiche label AB et label européen) ; d'autres labels existent comme Bio Cohérence (un nouveau label qui se veut plus exigeant que le label officiel), Bio Equitable, Bio Solidaire, Nature & Progrès et Demeter. Ce dernier label s'appuie la biodynamique qui tient compte des rythmes saisonniers et des influences cosmiques (lune, soleil, planètes... en plus du cahier des charges de l'Agriculture biologique).

Dans les pays européens, les produits bio portent désormais systématiquement le Label Européen d'agriculture biologique en plus de leurs labels nationaux ce qui facilite le repérage.

Pour les produits cosmétiques :

label cosmetique

Cosmebio, Ecocert (niveau cosmétiques biologique), Cosmos, NaTrue (niveau ***), Nature et Progrès ; les pourcentages d'ingrédients biologiques dans les cosmétiques labellisés varient selon les labels.



Pour le textile

Bio Equitable, Biore, Demeter, GOTS (Global Organic Textile Standard) et Naturtextil.

label cosmetiqueJupiterimages / Creatas / Thinkstock

Bien lire les étiquettes

L'important est de prendre l'habitude de bien lire les étiquettes. On préfèrera un produit conventionnel local, éventuellement labellisée "Origine France Garantie" plutôt qu'un produit bio qui a fait le tour du globe avant d'atterrir sur nos étals français. Ainsi, mieux vaut consommer une pomme conventionnelle plutôt que d'acheter une pomme bio d'Argentine. Mais l'idéal est quand même de trouver du bio local.

Quels sont les points de vente du bio ?

Les points de vente du bio sont de plus en plus nombreux :

  • - Les grandes surfaces qui proposent de plus en plus de produits à leur marque : Auchan, Leclerc, Monoprix, Système U, Carrefour...
  • - Les chaînes spécialisées : Naturalia, Biocoop, La Vie Claire
  • - Les magasins indépendants de proximité
  • - Les AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne) : des associations de consommateurs qui se réunissent pour financer d'avance la production d'un agriculteur en échange d'un panier de fruits et légumes bio de saison.
  • - Les marchés, les Jardins de Cocagne...


Quelques conseils pour consommer bio sans se ruiner

Produits bioMax Oppenheim / Thinkstock

Passer au bio sur quelques aliments et produits frais de base

Adoptez le bio, au moins sur quelques produits quotidiens incontournables - comme les oeufs, le lait, le jus de pomme, le pain ou le café... On trouve désormais des produits frais bio en grande surface, mais obligatoirement pré-emballés pour assurer leur traçabilité. Si vous souhaitez faire l'économie de l'emballage, vous les trouverez dans les magasins bios ou les marchés spécialisés bio.


Diminuer sa consommation de viande rouge

Comme les produits bios restent légèrement plus chers que les conventionnels, il faut chercher à faire des économies sur d'autres produits. Une possibilité est de réduire la consommation de viande rouge. Il est de toute façon recommandé de consommer moins de viande pour rester en bonne santé et pour réduire notre impact sur l'environnement : en effet, la production de viande représente 9% des émissions mondiales de CO2 et 18% des gaz à effet de serre mesurés en équivalents CO2 à cause de l'énergie et des intrants nécessaires pour produire l'alimentation du bétail et des émissions des rôts des ruminants ! C'est plus que le secteur des transports. Si vous le pouvez, mangez moins de viande rouge mais choisissez la bio.

Produits bioPhotodisc / Thinkstock

Consommer des produits frais et non transformés

Il vaut mieux acheter des fruits et légumes, de la viande et du poisson, frais et en vrac, et les préparer soi-même. C'est mieux pour la planète puisque cela permet d'économiser en transport et emballage. C'est aussi beaucoup moins cher : par exemple, une barquette de 150 grammes de carottes râpées et assaisonnées coûtera aussi cher qu'un kilo de carottes fraîches !

Lutter contre le gaspillage alimentaire

En planifiant ses cours, en contrôlant ses stocks régulièrement et en accommodant les restes, il est facile d'éviter le gaspillage alimentaire. Selon une étude parue en 2011, les Français gaspilleraient en moyenne 21 % des aliments qu'ils achètent. De quoi faire des économies pour s'offrir du bio !

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